Grue de Mandchourie

Nom commun : Grue de Mandchourie – grue du Japon – grue à couronne rouge

Nom scientifique : Grus japonensis

Famille : Gruidés

Habitat : Lacs, étangs, marais, prairies humides, rizières, vasières

Localisation géographique : Japon (île d’Hokkaïdo), Russie, Chine, Corée

Taille : 140 à 160 cm.

Envergure : 220 à 280 cm.

Longueur : 140 à 180 cm

Poids : 7 à 12 kg

Espérance de vie : 25 à 30 ans dans la nature. Jusqu’à 50 ans en captivité

Reproduction : 29 à 33 jours d’incubation. 2 œufs

Régime alimentaire : Omnivore (crustacés, invertébrés et insectes aquatiques, amphibiens, poissons, rongeurs, roseaux, céréales, herbes, bourgeons, racines, baies)

grue de Mandchourie debout sur l'herbe
grue de Mandchourie sur l'herbe
Dessin d'une grue de Mandchourie
Description

La grue de Mandchourie, également appelée “grue du Japon”, est l’un des plus grands oiseaux au monde. Elle se reconnait aisément à son corps entièrement blanc, excepté le bout des ailes et le cou qui sont noirs. Un capuchon de peau nue, de couleur rouge, couvre également le sommet de son crâne. Elle possède un très long bec pointu et de grandes pattes noires. Les jeunes ressemblent aux adultes, mais leur cou et leur tête sont d’un brun terne ou grisâtre et ils n’ont pas de tache rouge sur la calotte.

 

Cette espèce est l’une des seules à se nourrir en eaux profondes, grâce à sa technique qui consiste à marcher, à moitié immergée, sur des sols vaseux et à harponner, avec son long bec, les proies qui se présentent.

 

Un couple uni et des parades nuptiales dansantes !

C’est un animal grégaire, vivant en groupe, mais monogame. Les couples se constituent généralement à l’année, mais de nombreux partenaires choisissent de rester ensemble jusqu’à ce qu’à ce qu’un des deux ne meurt. Ils sont reconnus pour leurs rituels dansant, accompagnés de cris, faisant office de parade nuptiale et de moyen de communication.
La saison de nidification a lieu au printemps et en été. Les couples retournent chaque année sur les mêmes sites de reproduction. Le nid y est toujours situé sur des eaux assez profondes. Il est construit par les deux partenaires, à base de roseaux et d’herbes, pour constituer une plate-forme entourée d’eau. La femelle incube la nuit, mais les deux adultes se relaient durant la journée. A la naissance, les poussins sont bruns avec quelques taches blanches. Ils abandonnent assez vite le nid pour suivre leurs parents, puis prennent leur envol environ 3 mois après l’éclosion.

 

Hormis une population sédentaire sur l’île d’Hokkaïdo, les grues de Mandchourie s’apparentent à des oiseaux migrateurs. Elles passent l’été en Russie et migrent au Nord de la Chine et de la Corée pour passer l’hiver.

 

Conservation

 

La Grue de Mandchourie apparaît dans les mythes et les légendes, au Japon et en Chine, comme un symbole de la longévité et d’immortalité. Pourtant c’est une espèce menacée, en voie de disparition. L’UICN l’a placée sur sa liste rouge, dans la catégorie “En danger”, à cause du faible nombre de spécimens encore en liberté.

Au Japon, grâce à la nourriture fournie par la population en hiver, les populations de grues vivant sur l’île d’Hokkaido ont augmenté. Mais le drainage des zones humides pour l’agriculture et l’industrie, et les perturbations humaines, menacent la principale colonie qui se trouve en Chine.

Cet oiseau, qui fuit les zones de peuplements et tous les habitats modifiés par la présence humaine, se retrouve ainsi dans une situation très délicate. Des programmes de renforcement de la population ont donc été entrepris, notamment dans la réserve naturelle de Khingansky en Russie. Plusieurs oiseaux, élevés en captivité ont ainsi été relâchés dans des sites naturels de reproduction. Le Parc de Clères s’est associé à ces projets, en participant au programme d’élevage européen (EEP) de la grue de Mandchourie.