Martin de Rothschild

Nom commun : Martin de Rothschild – étourneau de Bali

Nom scientifique : Leucopsar rothschildi

Famille : Sturnidés

Habitat : forêts ouvertes avec sous-bois herbeux, hautes herbes, arbres clairsemés, zonez boisées avec arbres espacés. Évite les forêts fermées.

Localisation géographique : Bali, Indonésie

Taille : 25 cm de long en moyenne

Poids : entre 70 et 115 g

Espérance de vie : 25 ans

Reproduction : 2 à 3 œufs. Incubation de 12 à 14 jours

Régime alimentaire : graines, fruits, insectes, petits reptiles

Martin de Rothschild sur une branche
Martin de Rothschild
Martin de Rothschild en train de chanter, la crête relevée
Dessin d'un Martin de Rothschild
Description

Le martin de Rothschild est le symbole national de Bali. Il a été découvert en 1912. Son nom rend hommage à l’ornithologue britannique Lord Rothschild. Également connu sous le nom d’étourneau de Rothschild, le martin de Rothschild se distingue par son plumage blanc avec l’extrémité des ailes et de la queue noire. Sur sa tête se dresse une sorte de crête érectile faite de longues plumes blanches. Le tour de ses yeux est nu et nous laisse voir une peau d’une couleur bleue.

Vivant en groupes de 30 à 60 oiseaux hors des périodes de reproduction, ils se rassemblent le soir pour se percher en haut des arbres où ils dorment entre couple. Ils quittent l’arbre peu après l’aube pour partir à la recherche de nourriture. Il est très rare que cette espèce descende au sol, sauf si la saison est sèche, dans ce cas, Il ne descend que pour boire. Cela équivaut certainement à une adaptation pour se prémunir contre les prédateurs. Il est peu visible dans son habitat naturel.

Le martin de Rothschild se reproduit durant la saison des pluies, entre janvier et avril. C’est un oiseau monogame et très fidèle. Les jeunes se nourrissent seuls à l’âge de 4-5 semaines. Seulement un seul survit généralement à cette période.

Conservation

Depuis plusieurs années, le Martin de Rothschild frôle l’extinction à l’état sauvage. En effet, il est victime de sa grande beauté et de l’explosion du commerce des oiseaux exotiques. Un Programme Européen d’Élevage a été mis en place dans le but d’essayer de sauver l’espèce, dont l’avenir est loin d’être assuré. La population en liberté est estimée à moins de 200 oiseaux. Leur nombre en captivité serait quant à lui estimé à un millier.

Un autre des grands dangers qu’il rencontre est la destruction de son habitat, les forêts étant converties en plantations d’espèces exotiques.
L’espèce est classée « en danger critique d’extinction » (CR) par l’UICN.